07 avril 2009

Oasis – Le Zénith (Nantes) le 12/01/2009

Quelle épopée mes amis… Tout commença le dimanche après-midi, train direction Lyon avec le RG, nous croisons un contrôleur SCNF peu commode qui nous factura au prix fort l’oubli de la période blanche. Après quelques hésitations dans le métro lyonnais, nous voici arrivés chez le thib, avec de quoi se désaltérer pour la soirée ! Peu après l’ami Bastien viendra nous rejoindre et nous aidera à écumer les pubs de la ville.

A peine cinq heures de sommeil plus tard, nous nous voici parfaitement réveillés (sic) pour rejoindre la gare Part-Dieu en métro. Le TGV part avec trente minutes de retard, dues au personnel de service qui apparemment a oublié de se lever ce matin. Arrivée vers 13 heures dans une ville de Nantes bien tristounette en ce jour de grisaille. Repérage de la salle après un long trajet en tramway. Puis l’attente et l’excitation qui montent doucement…

Devant la salle, le froid est glacial et la pluie tombe par intermittence, la file d’attente est déjà longue. Mais je me demande si nous aurions pas fini gelés si nous étions venus plus tôt !

Les Twisted Wheel ouvrent le bal avec leur rock brut aux frontières du punk. Ultra classique, pas toujours efficace, de plus le son est brouillon. De loin, le chanteur ressemble étrangement à Noel Gallagher, sans oublier l’accent purement mancunien, reconnaissable entre mille.

Pas mal d’attente, me sentant fébrile, je saoule le RG pour aller me chercher un sandwich, lui taxant un peu de bière au passage. Incroyablement flemmards, ces deux bougres de thib et Bastien seront les seuls à rester assis dans la fosse jusqu’au début du concert !

Mais les premières notes de la bande sonore « Fuckin’ In The Bushes » retentissement, ce qui a pour effet de relever illico nos deux compères. L’ambiance se réchauffe furieusement, le groupe fait son arrivée, ça pue la classe.

Et c’est parti ! « Rock’N’Roll Star » dans ta gueule. La voix de Liam est bonne sur le couplet (il la pince comme un canard et j’adore ça) mais c’est un désastre sur le pont et le refrain. Qu’importe ! Les mouvements de foule ont pris le dessus, ça pousse de tous les côtés, et ça envoie du lourd niveau guitares.

Le martyr vocal de Liam Gallagher (on apprendra plus tard qu'il avait une laryngite) se poursuit sur « Lyla », pourtant ultra-efficace en live. Cela s’améliore un peu sur le rageur « Shock Of The Lightning ». Craignant pour mes lunettes, alors que je me vide peu à peu de toute ma sueur, je choisis ce moment pour me reculer légèrement, là où la foule est beaucoup plus calme, et d’ailleurs semble à peine connaître le groupe.

Ce début de set est rentre-dedans et certains pisse-froids semblent s’en s’étonner (« Purée ça bouge vachement en fait Oasis ! »). « Cigarettes And Alcohol » et « The Meaning Of Soul » (dans une version fort décevante) viennent en remettre une couche.

On entre alors de plein pied dans le psychédélisme du dernier album avec « To Be Where There’s Life », qui prend vraiment tout son sens en live, avec sa ligne de basse démente et son chant halluciné. L’outro rallongée est du plus bel effet. Notons la présence des écrans géants qui ont leur importance, l’immersion est totale.

Liam s’éclipse alors pour laisser place à son frère au chant, et ça démarre fort avec « Waiting For The Rapture » que j’attendais comme le messie. Malheureusement, le son est mal équilibré, on entend à peine la voix de Noel. Dommage.

Puis le Chief enchaîne avec un chef-d’œuvre de face B « The Masterplan »… Combien de groupes pop paieraient très cher pour avoir une telle chanson sur leur album, même en 2009 ? Autre motif de satisfaction, lorsque Liam revient sur scène entonner son « Songbird », il parvient enfin à maîtriser sa voix et à lâcher des fins de phrases correctes. Ouf !

« Slide Away », monument pop absolu, m’enchante littéralement, la puissance mélodique à l’état pur. Je suis ravi de leur nouveau batteur Chris Sharrock, qui s’est bien fondu dans l’esprit Oasis, les chansons sont pour la plupart jouées dans leur tempo original (Supersonic, Slide Away, Champagne Supernova, Wonderwall…) ce qui n’était pas arrivé depuis très longtemps. A la fin du morceau, je m’aperçois à mon grand étonnement que je suis quasi le seul à reprendre les paroles de ce titre mythique, à part une jeune femme devant moi.

-          (Moi) « Ah, c’était bon putain !

-          (Elle) Tu l’as dit…

-          C’est moi où y aucun fan d’Oasis par ici ?

-          Y a aucun fan… »

Du coup, on a pu brièvement débattre de la set list, de la voix de Liam et autres sujets de comptoir britannique… Et quand elle me confit qu’elle a déjà fait 24 concerts d’Oasis, mon petit doigt me dit que je me trouve face à une des modératrices du forum Csoasis, mieux connue sous le nom de bananafrite ! Impression confirmée quelques jours plus tard. Marrant le hasard quand même…

Autre grand tube du groupe, « Morning Glory » nous fait encore et toujours sautiller et beugler avec le peu de cordes vocales qu’il nous reste. Jusqu’à présent la set list est fidèle aux dates précédentes et même si celle-ci est vraiment excellente, on espère une surprise à chaque intro… Et ce n’est pas toujours pas le cas avec ce « Ain’t Got Nothing » bien bourrin, suivi d’un « Importance Of Being Idle » gâché par un son très brouillon et un Noel plus que limite au chant.

La sublime ballade composée par le cadet Gallagher « I’m Outta Time » vient mettre tout le monde d’accord, l’atmosphère de ce titre est quasi onirique et la voix éraillée du Kid fait des merveilles.

« Wonderwall », dédicacé par Liam à toutes les minettes de Bretagne, est sans surprise le seul véritable moment de communion des 7000 spectateurs du Zénith. « Supersonic » nous achève purement et simplement, un grand moment de rock’n’roll. Le groupe s’éclipse une première fois pour la forme. Sous les acclamations du public, Noel Gallagher et Gem Archer reviennent sur scène.

Un gros babelais devant moi réclame « Magic Pie », je lui casse de suite ses rêves… Inutile de signaler que « Be Here Now » a encore été tout bonnement méprisé par les frangins Gallagher.

Le duo entame alors une sublime version électro-acoustique de « Don’t Look Back In Anger », repris une nouvelle fois en chœur par toute la salle. A la fin de la chanson, j’aperçois le RG pas loin sur la droite, je joue du coude pour le rejoindre et vivre la fin du gig avec lui.

« Dig Out Your Soul » est une dernière fois à l’honneur avec une des meilleures chansons de l’album, « Falling Down ». Malheureusement, la version live est moins percutante et Noel chante étrangement faux sur les couplets.

Liam revient sur scène pour la dernière fois et le groupe entame une superbe version de « Champagne Supernova ». Derrière moi, le RG hurle les paroles avec véhémence et pince inconsciemment sa grosse voix en mode Liam 2009. Effet garanti !

Mais c'est finalement un « I Am The Walrus » en roue libre qui se charge de mettre un point final à la soirée. Puis Noel, Gem Archer, Andy Bell et Chris Sharrock s'autorisent à rester sur scène quelques minutes pour saluer chaleureusement l'assistance…

Les lumières restent éteintes, on espère naïvement un deuxième rappel qui ne viendra pas. Sur le chemin du retour, débriefings à n’en plus finir sur cette magnifique soirée, les jambes sont lourdes, les T-shirts trempés de sueur et il pleut, mais qu’importe ce concert était vraiment magique. Le lendemain sera composé en vrac de repas très gras à Mc Do, de flânerie dans l’Espace Culturel Leclerc de Nantes, d’un trajet TGV sous le signe du sommeil, le tout saupoudré d’un brin de nostalgie… La vie vaut aussi le coup d’être vécue pour ça.

Vinc.

Posté par Vinc2 à 18:51 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Oasis – Le Zénith (Nantes) le 12/01/2009

    Énorme concert...

    Ajouté à cela le périple à l'autre bout de la France... ça donne un superbe souvenir

    Posté par Thibault, 10 avril 2009 à 19:09 | | Répondre
  • Un moment inoubliable, putain que cétait bon!!! Definitely Mad Fer It...

    Posté par RG, 19 avril 2009 à 18:26 | | Répondre
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